Née en Aveyron, Denise Bergon est élevée par sa mère : son père, directeur de l'Ecole Libre de St Julien d'Empare, a donné sa vie pour
Dès 1942, elle y abrite des enfants juifs dont les parents ont été déportés, contribuant ainsi à sauver près de 80 enfants - qu'elle inscrit sous des noms d’emprunt. Quatre religieuses seulement connaissent leurs véritables identités. Parfois, sœur Denise emmène les enfants voir leurs parents lorsque ceux-là, ayant échappés à la déportation, vivent cachés.
A partir de 1943, alors que la situation se durcit dans la région, sœur Denise prépare les enfants à une éventuelle fuite en cas de rafle, leur indiquant où se cammoufler dans les champs ou les bosquets environnants. Prête à apporter son soutien à tous, elle cache onze adultes dans l’école et trouve des refuges pour de nombreuses familles.
Sœur Denise Bergon est protégée par Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse.
Après la guerre, Mlle Bergon dirigera pendant de nombreuses années un institut médico-éducatif pour jeunes filles.
Pour ses actes de patriotisme, Soeur Denise Bergon sera faite Chevalier de la Légion d'Honneur en 1979, puis elle recevra le titre de Juste parmi les Nations en 1980.