Le camp de Buchenwald en bref - Publié le : 18/07/2008


Anniversaire de l'arrivée des premiers prisonniers au camp de Buchenwald

Le nouveau convoi arrivant à Buchenwald, compte une centaine de détenus, dans le but de compenser ceux qui sont morts à Auschwitz. Bien que l'accueil à Buchenwald soit aussi terrible qu'à Auschwitz (morsure de chien, coup de crosse...), ce camp  affiche un saisissant contraste : pelouse bien entretenue, maisons des SS fleuries, animaux, tout cela tranche avec les sinistres crématoires que l'on venait de quitter. Les formalités d'incorporation sont rondement menées. Elles sont complétées par une radioscopie et une vaccination des détenus, car les SS veulent éviter toute épidémie qui pourrait s'étendre à leurs rangs... A l'issue, chaque détenu reçoit deux signes distinctifs à coudre sur sa veste et sur son pantalon.

La bonne impression du début était finalement trompeuse. Après les détenus sont parqués peu après leur arrivé dans le "Petit Camp", camp de quarantaine. Jacques L'Hoste témoigne de ce cauchemard :

"Le petit camp était en quelque sorte la cour des miracles de Buchenwald. C'est là que mouraient tous ceux qui n'avaient ni la force, ni la constitution physique pour travailler dans les Kommandos. A Auschwitz, ces malheureux auraient été immédiatement gazés, mais ici, les nazis les laissaient crever entre eux. Ils passaient leurs journées dehors, désouvrés, attendant la mort, sans espoir d'aucune sorte. La nuit, l'entassement était ignoble, dans des baraques immondes."

La nourriture est par contre de bien meilleure qualité qu'à Auschwitz mais, beaucoup de prisonnier meurent durant l'appel qui semble interminable. De plus, la nourriture reste toutefois très insuffisante et les morts par malnutrition sont nombreux. Les mauvais traitements et les exécutions arbitraires aussi sont une cause de décès fréquente.

Vue d'ensemble du petit camp de Buchenwald

Vue d'ensemble du petit camp de Buchenwald
(source : Foucher-Créteau)

Parmi les Tatoués restés à Buchenwald après le second déplacement de prisonnier à destination de Flossenbürg le 24 mai se trouvent 282 déportés déclarés "spécialistes", en fonction de leur métier : menuisiers ou métallos. Ils sont alors transférés au Grand Camp pour être affectés aux usines voisines. Les autres membres du convoi restés sur place sont maintenus au Petit Camp, dans l'attente de leur transfert vers Dora (usine de V1 et V2). Puis, en avril 1945, les survivants à cet enfer sans fin sont évacués vers Bergen-Belsen. D'autres partirons à Buchenwald ou leur sera assigné un poste aux usines ou en tant que Kommandos. Le 24 août 1944, ceux qui sont restés au camp assistent au bombardement de Buchenwald par l'aviation alliée. Si les installations industrielles sont effectivement détruites, les déportés périssent par centaines dans ce raid.


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